Je ne sais pas si c’était mon destin, je ne sais pas si c’est mon karma, si mes planètes sont alignées mais j’ai la chance de pouvoir réécrire ma page, de reprendre dans ma vie d’une autre façon, de commencer une nouvelle vie.

Loin de moi l’envie de remettre les compteurs totalement à zéro, mon homme, mes enfants, mes amis, ma famille, ce que je sais, ce que je suis, ce que j’aime, ce que je suis devenue, tout cela c’est ma base, ma force. Le reste, tout ce qu’il y a autour, est devenue une page blanche.

Le jour où mon homme m’a proposé de partir vivre un bout à l’étranger, je crois que je n’ai pas réfléchi longtemps. J’avais compris que j’avais tiré tout au bout un des fils de ma vie.

Côté vie perso, ma vie était un sprint interminable, un mode de vie pas du tout équilibré, qui me vidait latéralement de toute mon énergie. Et le pire, c’est que j’en redemandais, et je donnais sans compter, sans essayer de comprendre comment l’apprivoiser, et je n’avais pas assez de temps de qualité pour profiter des gens que j’aime. Et puis on sortait d’un moment assez dur. La maladie nous avait bien malmenés à la maison. Des enfants inquiets, un mari qui luttait avec tous ses super pouvoirs, et moi qui tenais tous les postes sans broncher (psy, infirmière, standard téléphonique, humoriste, punching ball, employée qui-doit-avoir-du-résultat, manager, maman, femme…).

Côté pro, aussi passionnant qu’était mon boulot, et alors même que j’avais eu la chance de réécrire une page digitale pour une entreprise en accord avec mes valeurs, je crois que je me sentais vraiment lasse de tenter de pousser les murs. Je brassais mon air, mais un air de relative qualité et pas complètement dans le vide… Je pense que je bossais bien, un bon petit soldat, j’arrivais à emmener une belle bande de joyeux motivés dans mon sillage, j’en laissais aussi d’autres perplexes, d’autres en attente pour voir, je me sentais parfois ridicule, souvent vidée, et je dépassais trop souvent les limites de mon énergie vitale. J’en faisais trop et trop ce n’était jamais assez, qui pourrait les blâmer les boss, tant que ça passe ? J’ai bien tenté de voir ailleurs pour voir si l’air était plus respirable, et j’avais fini par intéresser deux entreprises. Au moment de franchir le pas, j’ai décliné les deux offres dont une vraiment sympa avec un beau nouveau challenge et un métier de passion (le web).

J’avais compris depuis longtemps déjà que le problème venait de moi, et de comment j’évoluais dans le monde de l’entreprise. Oui, cette boite m’avait délibérément pompé toute ma sève, mais j’avais une part de responsabilité dans ce processus, on en a toujours une.

Festival de bulles dans le centre ville de Ljubljana

Festival de bulles dans le centre ville de Ljubljana

Et puis… Et puis, pile à ce moment-là, la vie nous a envoyé… L’expatriation !

Alors ce n’est pas une recette miracle, ni un long fleuve tranquille, mais je ne crois pas au hasard. Et c’était une occasion excitante de dire merde à ce mode de vie, et oui un gros merde tout de même, bien jouissif. On se sent comme le petit canard jaune de la pub du Loto, avec les ailes qui poussent et tout et tout.

A aucun moment de ma vie, si on m’avait dit : « Tu vas aller vivre en Slovénie », tu vas changer de vie, j’aurai pu le concevoir. Pour commencer, mais… Comment situer précisément ce pays sur une carte ? J’avais une vague idée, mais je ne l’imaginais pas aussi proche de Venise, de la mer, tout proche de chez nous, juste de l’autre côté des Alpes. De clic en clic et après une visite de découverte, on était franchement emballés, et on a posé nos valises. Et on y est restés un an et demi.

Làs bas, j’étais un peu comme le jour de Noël à déballer mes cadeaux, les yeux brillants et la mèche au vent :

  • Il y a les cadeaux dont j’avais rêvé et qui sont aussi les raisons pour lesquelles j’ai décidé de tout quitter : la naturopathie, le yogale web, l’auto-entrepreneuriat web, plus de temps avec mes enfants, ce sentiment de liberté, que tout est possible…
  • Il y a les cadeaux « surprises » parfois inattendus : les belles rencontres, ce pays magnifique, une formation de yoga cousue de fil d’or, et le potentiel de transformation qui est en chacun de nous, mon chemin dans cette nouvelle voie…
  • Il y a les cadeaux de tata Jacqueline qu’on est obligés d’ouvrir, qui en fait n’en sont vraiment pas, mais qui nous font grandir : le racisme, le manque d’ouverture, la difficulté de la langue, les actions bénévoles qui finalement pèsent lourd (temps, énergie, et mentalement), et de nouveau tous les postes à tenir (on se met soi-même dans les valises non mais !), et aussi bizarre que cela puisse paraître de nouveau ce foutu manque de temps !
  • Et il y les cadeaux qu’on avait mis dans les cartons et qui sont venus avec nous : notre énergie, nos travers, nos passions, nos émotions enfouies et qu’on déterre, nos forces, nos limites, nos envies, nos doutes, nos ambitions, nos peurs, nos joies, nos peines, la distance, les visites des gens qu’on aime avec qui on passe du temps de qualité
Allez zou !

I’m so excited !

Et oui, je suis là, en train d’écrire cette toute nouvelle page.

On rempaqueté nos affaires cet été pour la troisième fois en un an. On est rentrés en France, mais celle qui est rentrée a l’impression d’avoir quitté la France depuis des années lumières. J’ai beaucoup appris là-bas, sur moi en particulier. Je ne sais pas encore ce que les prochains mois me réservent, mais ce qui est sûr c’est que maintenant : je vais ME CONCENTRER.

Alors, je suis là, vibrante, la même personne, mais déjà plus tout à fait le même.

Et sur ce blog, au travers de mes expériences bonnes ou mauvaises, je vais tenter d’être un peu comme une bonne copine, ou la bonne collègue de la machine à café, celle qui vous explique ses plantages dans les grandes largeurs pour vous les éviter, celle qui vous donne un bon coup de pied aux fesses le matin, celle qui redonne un bon bol d’air en refaisant le monde, et celle qui vous faire part de mes moments de gros kiff à rééditer.

Bon ok c'est pas un bisounours, mais il me regardait en coin !

Bon ok c’est pas un bisounours, mais il me regardait en coin !

Parce que quand je me regarde de loin (je tente, j’apprends), je ventile, mais je suis comme ça. Je suis un bon gros bisounours dopé à la grenadine (cela fait partie de mes faiblesses, parce que mine de rien c’est plus dur dans la vie d’être le gentil que le méchant, surtout quand on y met une telle énergie, on en reparlera aussi).

Et pis, et surtout pas comme dans ce billet très personnel, on va en rire de tout cela (j’adore me moquer de moi). On va mettre des vitamines et des grosses couleurs bien vives sur nos écrans et dans nos vies.

Alors ! On fait un bout de route ensemble ?

superbanane yoga naturopathie cuisine végétale Andréa Budillon

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