lecons confinement

Ça y est, c’est la rentrée ! Nous pouvons sortir de notre petite bulle. Certains d’entre nous ont une envie féroce de se mêler à la foule, de revoir les copains et de boire un coup… Et d’autres ont pris goût à cette vie avec moins, un « équilibre à bas régime », loin du rythme de la vie, face à eux-mêmes. Ce qu’il y a de sûr, c’est que nous n’avons pas tous vécu le même confinement (tout comme nous n’allons pas tous vivre le même déconfinement) et que tout cela a pris la forme d’un cocktail émotionnel.

3615, ma life, viens je te raconte le mien.

Ma vie de confinée urbaine

Il y a les photos des autres sur Instagram dans leur jardin, le barbecue en toile de fond, le verre de rosé à la main. Et ma life à moi, les baskets battant le pavé de ma ville et la main sur clic de la souris du PC. Je vis en ville, en appartement, et on vit en famille (4 personnes + le chat). Hors pause sportive, on est restés le plus possible chez nous. Toute la journée. Tous ensemble.

C’était TRÈS précieux de pouvoir passer tout ce temps avec les gens que j’aime. Profiter de voir avec mes 2 yeux, tous mes sens et toute ma présence : les miens. C’est pas si souvent à ce point-là. Constater à quel point le petit de 8 ans est carré dans sa vie, dans sa tête et dans ses cahiers (et dieu qu’il sent bon son petit cou et que la lumière de 14h est belle sur la peau de sa joue). Constater que la grande est travailleuse, indépendante, créative et courageuse (et elle devient une incroyable jeune femme). Constater qu’après ces 9 semaines tout le temps ensemble et bientôt 20 ans de vie commune, on est toujours aussi contents de se voir, mon mari et moi, tous les matins. Dingue. Et que ces semaines très spéciales se sont passées sans heurts majeurs. Chanceux, me direz-vous. Oui, mais pas que.

Parce que la vie n’est pas un village de bisounours, qu’être entrepreneur et prestataire est un mode de vie sans filet (confinement = pas de chiffre d’affaire = pas de revenu), parce que donner à faire à un enfant trèèèès actif dans un appart n’est pas tous les jours de tout repos (et on peut dire qu’il gigote), parce que donner quand même des cours de yoga et de sport dans un appart où le seul endroit avec assez de recul est l’entrée (personne ne peut sortir/entrer) avec des voisins en dessous et au-dessus demande précaution et organisation (pardon), parce que vivre non-stop avec les 4 mêmes personnes, même quand on les adore… Et ben au bout d’un moment on manque un peu de… d’ouverture ? C’est joli tiens, cette façon de le formuler.

Le confinement : un accélérateur de particules

Je vois ce confinement comme un accélérateur de particules. Un révélateur de tout. De tout ce qui va bien, de tout ce qui cloche. Option intensité. J’ai pu le constater à la maison, et autour de moi. Tout se condense, prend de l’ampleur… Nombre de couples qui se défont, de personnes qui démissionnent, qui décident de changer les lignes, qui me posent des questions sur mon école de naturopathie, sur les formations de profs de yoga, ma boite email clignote… Face à soi-même pendant 2 mois, on prend du recul, enfin j’espère. Les relations, aux autres, à sa vie, à son groupe de travail, à son travail, à sa place dans ce monde… Tout est mis dans une lumière particulière. Pour moi aussi. Des fois ça fait mal, mais c’est riche.

# J’en fait toujours trop

Je vous en parlais de ces travers qu’on a tous, je les avais même emmenés dans ma valise d’expatriée lorsque j’ai eu la chance de changer de vie. (voir billet : « Nouvelle vie. Le jour où tout a basculé« ). Ils sont revenus un peu moins lourds dans mes cartons au retour en France. Work in progress, tu verras.

Pendant les ¾ de mon confinement, et surtout au début, j’étais littéralement débordée. Comme tout le monde, il y avait la nouvelle organisation, l’école à la maison… S’adapter… Puis ce qui est de mon boulot : les cours LIVE à tester et mettre en route, les clients web qui se sont tous réveillés en même temps (et oui le 15 mars était le même jour pour tous, hein…), mais ça c’est normal… Puis ce qui est de ma mission : engager sur le chemin du être mieux en cultivant sa Superbanane et tout ce qu’on a fait sur ce blog et qui nous a fait du bien à tous… Mais comme souvent se sont ajoutés à moi, une foultitude de choses à faire en mode don de soi… C’était global, ça arrivait de partout. A tel point que, je n’avais plus de temps pour gérer mon confinement, à moi. J’ai failli foirer mon confinement, sans rire. Comme un petit rappel à l’ordre, merci le confinement. Et une fois les limites posées calmement et honnêtement, et deux ponts de mai plus loin sans allumer le PC, j’ai même le temps de regarder en arrière et de t’écrire. Work in progress je t’ai dit.

# Je suis casanière

Bon cela, je le savais avant… Et l’état de fatigue dans lequel je suis arrivée dans ce confinement le confirmait, j’avais trop de choses dans mon agenda. La vie de slasheuse que j’adoooore a aussi quelques travers : l’incertitude des revenus, la difficulté de dire non aux opportunités versus l’incertitude, la belle idée de développement mais qui est en trop, l’équilibre fragile entre vie de famille et l’envie d’en découdre… Ça doit être flou ce que je raconte pour beaucoup mais les indépendants me comprendront. Les questions d’équilibre et de dispersion de l’énergie.

Mais moi, en vrai, je suis une casanière. J’aime bien rester chez moi avec les miens. J’aime ces moments de silence ou de rien, la non activité. Le rien. J’aime le vide. Laisser décanter après le trop plein. Je suis servie niveau rester à la maison en ce moment, tu me diras. Mais pas du RIEN. J’ai ressenti beaucoup de bonheur et de bien-être à être confinée surtout ces deux dernières semaines, et ce n’est pas parti pour changer dans les prochaines semaines. Condensation de l’énergie. Un peu moins. Merci.

Le tout c’est de trouver comment rester équilibrée quand tout va recommencer (ou pas).

# Je suis un roseau

Dans ce confinement, ce qui est dur, c’est de n’avoir aucune prise sur à peu près rien. Et notre mental, lui, il kiffe tout maîtriser. Contrôler. Chez moi, cela va mieux. Cela fait un moment que je suis en route. Il y a plusieurs enseignements du yoga que je cultive, qui m’ont parfois donné du fil à retordre mais que je voulais partager avec toi. Plus que jamais d’actualité en cette sortie de confinement.

Ishwarapranidhana. Être ouvert à ce qu’il peut se passer. Ne pas mettre d’attente. Ne pas résister. Faire les choses du mieux qu’on le peut, sans rien en attendre de particulier en retour. Une bouteille à la mer sans objet. Faire confiance à la vie. Cela été un vrai boulot chez moi. Ça met du temps, mais qu’est-ce que cela libère.

Santosha. Contentement. Kiffer sa vibe. Être content de ce qu’on a. Avoir la super banane attitude. Sourire, voir le verre à moitié plein, quoi qu’il se passe, se donner le droit à la joie. Intérieurement, au plus profond de soi. C’est plutôt ma force. Alors imagine en confinement 😊

Aparigraha. Détachement. Se dire que tout cela n’est pas permanent. Que cela va passer. La question c’est comment on vit avec ou sans même. C’est ETRE plutôt qu’AVOIR. Lâcher l’affaire. Laisser partir. Laisser tomber. Lâcher prise bon sang ! C’est un profond appel vers une forme de liberté.

Un roseau qui plie, un rocher dans la tempête, une montage ancrée malgré la cime au vent, on en parle souvent au yoga en cours, et c’est devant moi. Je suis sur le chemin avec vous, et OUAOUH ce que la route est belle. Ce qu’on vient de vivre n’était pas de tout repos, mais comme vous, je ne suis plus tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Alors on en fait quoi ?

Reste à prendre le meilleur de cet accélérateur pour voir ce qu’il en ressort. La rentrée de septembre ne sera pas tout à fait la même ici. Et toi ?

superbanane yoga naturopathie cuisine végétale Andréa Budillon

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